Bof... Je suis allée jusqu'au bout, pour ne pas rajouter encore un livre dans ma PAL...

" Le plus joli conte de fées de l'enfance, c'est que tout se produit à son heure. Les grands-parents disparaissent longtemps avant les parents, et ceux-ci longtemps avant leurs enfants. Avec un peu de chance, ça se passe comme ça, les gens vieillissent et meurent en respectant l'ordre chronologique, si bien que pour leur enterrement, on se console en se disant qu'ils ont eu une longue vie. L'idée n'atténue guère la monstruosité de l'anéantissement, mais c'est bien l'astuce à laquelle nous avons recours pour sauvegarder l'illusion métronomique, et tenir en échec la torture du temps. "Untel a eu une longue vie." " (p.205)labetequimeurt

AUTEUR : Roth, Philip (1933-...)
TITRE : La bête qui meurt
TITRE ORIGINAL : [   ]
TRADUIT DE l'anglais (États-Unis) PAR Josée Kamoun
PUBLICATION : [Paris] : Gallimard, impr. 2006
IMPRIMEUR / FABRICANT : impr. en Espagne
DESCRIPTION MATÉRIELLE : 215 p. : couv. ill. ; 18 cm
COLLECTION : Folio ; 4336
ISBN : 2-07-032985-2

QUATRIÈME DE COUVERTURE

"Un nu aux seins opulents, légèrement évasés, pour lequel elle aurait pu poser elle-même. Un nu aux yeux clos, défendu comme elle par sa seule puissance érotique et, comme elle, à la fois primaire et élégant. Un nu mordoré mystérieusement endormi sur un gouffre noir velouté que, dans mon humeur du moment, j'associais à celui de la tombe. Fuselée, ondulante, elle t'attend, la jeune fille, immobile et muette comme la mort."
A l'orée de la vieillesse, David Kepesh, esthète attache à sa liberté et séducteur exigeant, rencontre parmi ses étudiantes Consuela Castillo, vingt-quatre ans, fille de riches émigrés cubains, "émerveillée" par sa culture. Et découvre la dépendance sexuelle... et la mort qui rode en chacun de nous.
Après La tache, Philip Roth nous offre à la fois un précis amoureux, une radiographie de notre temps et une méditation sur la condition humaine. Un nouveau chef-d'oeuvre, d'une perfection lapidaire.