babysitter

Auteur : Jean-Philippe Blondel
Titre :
Le baby-sitter
Éditeur : Buchet-Chastel, 2009
297 pages

Résumé : Dix-neuf ans. Etudiant. Pas d'argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s'amuser un peu, il n'y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting. C'est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu'il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d'imaginer la série de personnages qu'il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde. Il ne peut surtout pas se douter combien sa présence va influer sur la vie de ses nouveaux employeurs. Parce que, au fond, ce que l'on confie à un baby-sitter, pour quelques heures, c'est ce que l'on a de plus précieux ses enfants, sa maison, le cœur même de son existence. Un roman sur les liens que l'on tisse et sur ceux que l'on tranche - et sur cette humanité qui tente, bon an mal an, de tenir et d'avancer, en rêvant de courir et de dévaler les pentes.  

Mon avis : Monsieur Blondel, je vous aime ! Troisième opus de vous que je lis, que je dévore, et une fois de plus, le charme opère. Vos personnages, leurs rencontres, leurs quotidiens, tout est si savoureux. Un de mes coups de cœur de l'année.

!!! A LIRE ABSOLUMENT !!!
(enfin, celui-ci ou un autre, mais LISEZ au moins un livre de Monsieur Blondel!)

Morceaux choisis :

"Quand il était redescendu, Alex s'était senti fatigué et plein. Pour la première fois, il avait pensé que c'était peut-être ça, avoir des enfants. Ce sentiment d'épuisement et de bien-être tout à la fois. L'impression d'avoir accompli une journée débordée, chaotique, mais qui avait du sens. La sensation d'avoir vraiment une place dans l'univers. De s'inscrire dans une continuité rude, mais évidente — et solaire." (p.104)

"C'est moi qui lui ai fait remarquer que, mine de rien, il reliait entre eux des gens qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Qu'il créait des fils tenus, mais réels, et que ces fils permettaient aux autres de se sentir mieux. Plus encore, il créait un passage. Une route qui serpentait des moins de vingt ans aux plus de trente, quarante, cinquante ans. Au lieu de faire sentir le fossé, il construisait des ponts, tranquillement, placidement, des ponts grâce auxquels les âges pouvaient se rejoindre. [...] J'ai ajouté que c'était précieux, les gens comme lui. Qu'on n'en rencontrait pas souvent dans la vie." (p.247)

"D'ailleurs, est-ce que c'est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l'amitié, l'amour, tout se mélange tout le temps, non ?" (p.292-293)