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Tout ce qui passe sur mes aiguilles... tout ce que je feuillette ... mes loisirs ...

12 avril 2008

Lettre X du challenge ABC 2008

AUTEUR : Xinran (1958-....)chinoises
TITRE :
Chinoises
TITRE ORIGINAL : The Good Women of China
TRADUIT DE l'anglais PAR Marie-Odile Probst
PUBLICATION :
Arles : Picquier, 2005
IMPRIMEUR / FABRICANT : 46-Cahors : Impr. France Quercy
DESCRIPTION MATÉRIELLE : 351 p. : couv. ill. en coul. ; 17 cm
COLLECTION : Picquier poche, ISSN 1251-6007 ; 241
ISBN : 2-87730-757-3


QUATRIÈME DE COUVERTURE

Un dicton chinois prétend que " dans chaque famille il y a un livre qu'il vaut mieux ne pas lire à haute voix ".

Une femme a rompu le silence. Durant huit années, de 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets enfouis au plus profond d'elles-mêmes.

Epouses de hauts dirigeants du Parti ou paysannes du fin fond de la Chine, elles disent leurs souffrances incroyables : mariages forcés, viols, familles décimées, pauvreté ou folie... Mais elles parlent aussi d'amour. Elles disent aussi comment, en dépit des épreuves, en dépit du chaos politique, elles chérissent et nourrissent ce qui leur reste.

Un livre bouleversant, " décapant, à lire de toute urgence pour voir l'importance du trajet que la femme chinoise a dû et doit encore accomplir " (Diane de Margerie, Le Figaro littéraire).


Un livre parfois difficile à feuilleter tant les histoires véridiques que raconte l'auteur sont bouleversantes, dérangeantes, écœurantes... On apprend énormément sur la condition féminine en Chine, surtout pendant la Révolution culturelle. Et on constate une fois de plus que la femme n'est pas grand chose aux yeux de l'homme. J'ai aimé presque tous ces récits, mais mes préférences vont à :
- La Chiffonnière, qui délaisse sa vie pour être au plus près de son fils, qui l'ignore.
- La femme qui a attendu quarante-cinq ans, pour revoir celui qu'elle n'a jamais pu oublier.
- La fille du général du Guomindang, qui raconte une des nombreuses vies détruites pendant la Révolution culturelle.
- L'enfance que je ne peux oublier, celle de l'auteur, pendant cette même période.
- La femme que son père ne reconnait pas, peut-être l'histoire la plus difficile à
lire. Page 292 : "[...] je me souviens d'avoir pensé que s'il y avait une autre vie, je ne voulais pas renaitre femme."
- Les femmes de la Colline Hurlante, ou comment "vivent" de nos jours certaines femmes en Chine.

Sur la quatrième de couverture, quelques caractères chinois calligraphiés, avec leurs traductions :


?

féminin + ménage = femme


mere
féminin + tendresse = mère


feminintradition mere
(féminin + tradition) + (féminin + tendresse) = fille


bon
féminin + fils = bon

Posté par gaelleinbgk à 22:22 - Challenge ABC 2008 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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03 février 2008

Lettre V du challenge ABC 2008

AUTEUR : Verdier, Fabiennepassageredusilence
TITRE :  Passagère du silence
PUBLICATION : Paris : Albin Michel, 2003
IMPRIMEUR / FABRICANT : 18-Saint-Amand-Montrond : Bussière Camedan impr.
DESCRIPTION MATÉRIELLE : 292 p.-[32] p. de pl. : jaquette ill. en coul. ; 23 cm
ISBN : 2-226-14185-5


QUATRIÈME DE COUVERTURE

Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire.

De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une oeuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'unique trait de pinceau (Albin Michel).


Difficile début pour ce challenge... je n'ai pas choisi le meilleur livre pour commencer avec ferveur... Ce fut une nouvelle lecture laborieuse, mais au moins je suis heureuse d'être allée jusqu'au bout (et de sortir ce titre de ma PAL...). Le problème, c'est que cette personne, qui raconte (entre autre) sa recherche et sa découverte de la calligraphie chinoise traditionnelle, m'est restée antipathique du début à la fin. Je la trouvais trop souvent désagréable par son manque d'humilité, limite arrogante. Mais cela ne tient qu'à moi. Je n'ai jamais ressenti cela en lisant un récit. Heureusement, certains passages relançaient mon entrain quand je commençais sérieusement à me lasser...

Petits morceaux choisis (quand même...) :

"Les artistes sont sans doute en Chine ceux qui connaissent le mieux la réalité de leur pays et ils savent qu'il existe un immense fossé entre le discours officiel et cette réalite. (p. 41)

"En peinture chinoise, tout se construit à partir de traits ; ils sont les pierres à l'aide desquelles on bâtit la maison." (p. 99-100)

"Il m'a donc initiée au trait-point, qui doit représenter un caillou dévalant une montagne, prêt à éclater, au trait oblique, qui ressemble à une corne de rhinocéros, au trait vertical, qui est comme un clou rouillé, au trait oblique-appuyé, qui est comme la vague qui se fracasse sur le sable et se termine en roulement de tonnerre." (p. 103)

"Rentrez chez vous et racontez ce qui nous arrive, ce qui se passe ici. Il n'y a plus de culture yi, on n'a plus le droit de parler yi, on ne peut plus penser yi. On n'a plus le droit d'être yi." (p. 188)

"N'entre jamais en politique : tu ne changeras rien mais la politique te changera. Mieux vaut être la tortue qui agite sa queue dans la boue loin des hommes, plutôt que la tortue qui finit dans la marmite." (p. 192)

"Mais, de toute façon, méfie-toi des livres : on y croit trop par le seul fait qu'ils sont écrits." (p. 199)

"Le dîner fut délicieux et amusant ; entièrement végétarien, on aurait juré, tant les plats étaient ingénieusement présentés, qu'il n'en était rien : les cuisses de poulet étaient des champignons ; le poisson de la pâte de soja. En somme, un repas de prestidigitateur destiné à nous rappeler que le monde ou nous vivons n'est qu'illusion."  (p. 202) J'ai le même souvenir d'un diner dans un restaurant végétarien à Pékin... très déroutant d'avoir tant l'impression de manger de la viande alors qu'il n'en est rien !

"Dans les discussions mondaines, on s'apercevait que le temps des colonies n'était pas mort. Des femmes qui, en Europe, travaillaient comme employées de bureau et devaient faire le marché et la cuisine elles-mêmes, ne cessaient de se plaindre avec morgue de leurs domestiques. Mes demandes de crédits pour mener une action culturelle efficace se soldaient par des refus : pas de budget ! Il y en avait cependant pour loger dans les grands hôtels des hommes politiques et les chouchous du Quai d'Orsay venus faire du tourisme aux frais du contribuable, pour organiser des cocktails et des dîners en leur honneur, sans parler des prostituées à leur fournir. Et on faisait appel à moi pour convoquer de grands artistes chinois que ces invités français se vanteraient d'avoir rencontrés mais dont ils auraient oublié le nom avant la fin de la soirée. C'était le culte du paraitre." (p. 263) ... ou ce que l'on peut vivre, au moins une fois, dans tout pays, je crois, quand on est expatrié, malheureusement...

"Pékin, outres les pigeons musiciens, était aussi, pour moi, le paradis des cerfs-volants qu'enfants et adultes faisaient voler sur la place Tianan men, témoin de tant de tragédies. Papillons, phénix, dragons aux yeux globuleux, scolopendres de plus de dix mètres de long et autres animaux fantastiques y dansaient dans les airs au gré du vent et adressaient un pied de nez au portrait de Mao encore accroché au-dessus de l'entrée de la Cité interdite."  (p. 269) ... Très joli toutes ces couleurs dans le ciel !

Posté par gaelleinbgk à 11:42 - Challenge ABC 2008 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 novembre 2007

X "comme" Bai Xianyong, "Gens de Taipei"

Et bien, encore une mauvaise sélection dans ma liste pour le challenge, mais ce bouquin était depuis trop longtemps dans ma PAL (mars 2004...). J'étais à la fois curieuse de savoir ce qu'il renfermait, et impatiente de le ranger du coté des livres lus.Les 14 petites nouvelles de cet ensemble de récits traduit du chinois n'étaient vraiment pas accrochants. J'ai juste réussi à pousser ma curiosité jusqu'à la dernière page car, dans chaque nouvelle, je retrouvais des petits détails qui m'ont remémoré les deux années que  nous avons passé à Taipei. Les nouvelles se déroulent dans les années 50, mais j'y ai quand même retrouvé le Taipei que l'on a eu la chance de découvrir :

- p. 12 "[...] dans le quartier des résidences huppées de la quatrième section de l'avenue Ren'ai, ce qui signifie "Amour de l'Humanité" ; p. 98 cette même avenue est traduite par "[...] Amour et Charité" : une large, longue et belle avenue, toujours très bien entrenue car souvent empruntée par les officiels en voitures escortées... Ce n'est pas loin de l'université ou je prenais mes cours de chinois.

- p. 44 et 166 "[...] l'avenue de Changchun" : ou se trouvait un des cinémas ou on allait au début, la papeterie-librairie, pas loin aussi avant d'arriver sur Changchun il y avait le petit boui-boui ou on aimait manger ou prendre à emporter nos gyozas (mmm un régal !!!).

- p. 73 "Partout éclataient des pétards, à une cadence de plus en plus rapide [...]" : les fameux pétards, qui égayaient les rues toute l'année... parfois en nous faisant sursauter !

- p. 79 "[...] parc de Yangmingshan" : c'est le nom d'une des montagnes qui entourent la capitale, un bon endroit pour prendre un bon bol d'air frais, mais attention aux baisses de température, au brouillard et à la bruine qui sévissent là haut quand il fait beau et chaud dans la ville en bas, surtout quand on y va en scooter comme nous ! Pour se réconforter :  manger une patate douce cuite en papillote sur un feu de bois... Yangmingshan c'est aussi là ou j'ai fait un de mes stages, à la bibliothèque de l'Ecole Francaise qui se trouve tout là-haut. J'y allais en bus tous les matins, ces bus ou il faut regarder quel caractère chinois est eclairé quand on y monte, pour savoir si il faut payer en montant ou en descendant. Mais pour ce trajet-là, comme il était assez long, je payais en montant et en descendant aussi.

- p. 82 et 97 "[...] Keelung" : quand, sans aller trop loin, on voulait voir la mer, aller sur une plage, mais on allait plutot vers Yelu.

- p. 97 et 183 "[...] la monnaie en papier" que les Taiwanais brulaient souvent dans un petit pot, devant leur magasin, leur maison... pour prier, amener les faveurs des esprits, etc...

- p. 115 et 274 "[...] la section est de l'avenue de Nankin" : tout prêt de notre rue, nous habitions dans YiTong Street, entre Nanjing, ChangAn, JianGuo et SongJiang. Nanjing, la rue ou il y avait la Fnac et ses bouquins en francais !!!

- p. 122 "[...] au marché de la Porte Est" : je ne connais pas, mais j'allais souvent dans le quartier de la Porte Ouest, Hsimenting, devenu un quartier piétonnier super sympa.

- p. 150 "[...] la rivière Tamsui" : une de nos premières ballades, quelques jours après notre arrivée, et première grosse déception face au "tourisme" à la taiwanaise...

- p. 168 "L'année dernière, à la huitième lune, quand est passé le typhon, la zone de l'avenue de Changchun a été complètement inondée [...]" : les fameux typhons... je ne me souviens plus des noms de ceux que l'on a eu pendant notre passage à Taipei, il y en a eu un en particulier (Nari) qui avait bien inondé partout, Nanjing est restée longtemps les pieds dans l'eau ; plus au sud-est, vers Hsinyi, les poubelles ne passaient plus, et les déchets se sont vite accumulés sur les trottoirs. Les pompes à eau ont fonctionné pendant plus d'une semaine. Impressionant...

- p. 169 "Jamais je n'aurais songé à mettre les pieds dans un bled comme Taipei ! Typhon cette année, tremblement de terre l'an prochain [...]" : pour achever le tableau des catastrophes naturelles, il faut bien sur parler des tremblements de terre. Là aussi on a vécu quelques expériences (notamment le dimanche 31 mars 2002...). La sensation que l'on ressent est presque indéscriptible car on ne peut pas s'imaginer bouger ainsi parce que la terre bouge. C'est très troublant. Après le premier tremblement de terre, longtemps après, on a souvent l'impression, à tort, que la terre tremble de nouveau... C'est la peur qui rend parano. Et puis, petit à petit, comme tout bon Taiwanais, on finit par vivre avec, c'est vrai, sans parfois vraiment comprendre comment !?!

- p. 238 "[...] il y a si longtemps que tu n'es pas venue ! Tu dois trouver Taipei un tout petit peu changé, n'est-ce pas ?" : et bien nous, entre notre arrivée en 2001 et notre départ en 2003, la ville a énormément changé, certains quartiers complètement transformés voire méconnaissable, comme celui de la fameuse Taipei 101.

- p. 239 "A Taipei, il tombe en général une pluie pénétrante les nuits d'hiver. [...] La vieille robe ouatée, épaisse et lourde, qui le couvrait ne parvenait pas à le protéger de l'insidieux froid humide qui vous pénétrait jusqu'aux os les nuits d'hiver à Taipei." Cette toute dernière phrase ne peut pas mieux décrire ce que l'on ressent en hiver dans cette ville. Car il y a bien un hiver à Taipei, et il n'est pas très agréable cet insidieux froid humide qui pénètre jusqu'aux os. J'avais beau accumuler les pulls, rien à faire ! 

gensdetaipei

AUTEUR : Bai, Xianyong (1937-....)
TITRE : Gens de Taipei
TITRE ORIGINAL : Taibei ren
TRADUIT DE l'anglais PAR Michèle Valencia
PUBLICATION : Arles : P. Picquier, 2000
IMPRIMEUR / FABRICANT : 13-Gémenos : Impr. Robert
DESCRIPTION MATÉRIELLE : 274 p. : couv. ill. en coul. ; 17 cm
COLLECTION : Picquier poche ; 132
ISBN : 2-87730-480-9


QUATRIÈME DE COUVERTURE

Les gens de Taipei tentent de retenir les heures de gloire et le temps des splendeurs passées, celles d'avant l'exil de Chine populaire. Cantatrice ou taxi-girl, officiers ou entraineuses, à l'automne de leur vie ils s'abiment dans leurs rêves brisés et la consolation de dérisoires banquets d'anniversaire en mémoire des jours d'antan. L'innocence d'un premier amour, la célébrite un instant retrouvée, l'héroisme militaire, ils les ressuscitent dans les dancings et aux tables de mah-jong avant de reprendre leurs rêveries et leurs confidences nostalgiques dans des jardins d'azalées.
Une chronique du Taipei des années cinquante, celle du temps retrouvé, par l'un des plus importants écrivains de Taiwan.

Posté par gaelleinbgk à 14:15 - Challenge ABC 2007 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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12 avril 2006

"Les monologues du vagin" d'Eve Ensler

AUTEUR : Ensler, Eve (1953-...)monologues

TITRE : Les monologues du vagin

TITRE ORIGINAL : The vagina monologues

TRADUIT DE l'anglais (Etats-Unis) ET ADAPTE PAR Dominique Deschamps

PUBLICATION : Paris : Denoel, 2005

IMPRIMEUR / FABRICANT : Impr. Floch

DESCRIPTION MATÉRIELLE : 134 p. : couv. ill. en coul. ; 18 cm

COLLECTION : & d'ailleurs

ISBN : 2-207-25755-X


QUATRIÈME DE COUVERTURE

« J’ai décidé de faire parler les femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagin…, et c’est devenu ces Monologues… Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal a parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. »

Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents… Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s’agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d’Eve Ensler donne la parole aux femmes, a leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d’une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.

Posté par gaelleinbgk à 22:43 - Lecture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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